Le 7 avril 2026, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a dénoncé la brève détention d’un de ses Casques bleus par l’armée israélienne, après le blocage d’un convoi logistique dans le sud du Liban. Le soldat de la paix a été relâché environ une heure plus tard. Dans un communiqué, la mission onusienne rappelle qu’« une telle détention constitue une violation flagrante du droit international » et que « toute entrave à ses opérations viole également la résolution 1701 du Conseil de sécurité » (S/RES/1701). Cet incident n’est pas isolé et s’inscrit dans un contexte d’escalade de la violence entre l’armée israélienne et le Hezbollah. Ces dernières semaines, plusieurs incidents ont visé la mission onusienne. Ils ont entraîné la mort de trois Casques bleus les 29 et 30 mars 2026 et fait plusieurs blessés originaires de France, du Ghana, d’Indonésie, du Népal et de Pologne depuis le 6 mars.
Le 29 mars 2026, un Casque bleu indonésien est tué par un tir de projectile sur sa position près d’Adchit Al Qusayr, alors que des affrontements opposent Israël et le Hezbollah. Un autre soldat est grièvement blessé. Selon les conclusions de l’enquête dévoilées le 7 avril par le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, « le projectile était un obus de char de 120 mm (…) tiré par un char Merkava des forces de défense israéliennes depuis l’est ». Il s’agit du premier Casque bleu de la FINUL tué depuis 2022. Depuis sa création, la mission est aussi celle qui a payé le plus lourd tribut parmi les opérations de maintien de la paix de l’ONU.
Le lendemain, une explosion avait détruit le véhicule d’un convoi de la FINUL près de Bani Hayyan, à environ cinq kilomètres de la frontière israélienne. L’engin explosif improvisé tue deux soldats indonésiens. Selon l’enquête, il aurait « très probablement » été placé par le Hezbollah. Dans un communiqué de presse (SC/16327), les membres du Conseil de sécurité ont condamné ces attaques. Ils ont présenté leurs condoléances aux familles des victimes et à l’Indonésie, tout en réaffirmant leur soutien à la FINUL et en appelant à garantir la sécurité et la liberté de mouvement de la mission.
Face à la montée des tensions, le Conseil de sécurité s’est réuni en urgence le 31 mars à la demande de la France et de l’Indonésie. Les deux pays ont dénoncé des attaques « gravissimes, inacceptables et injustifiables » contre la FINUL. Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a mis en garde contre une détérioration « dangereuse » de la situation le long de la Ligne bleue. « Les Casques bleus ne doivent jamais être une cible », a-t-il rappelé.
Lors de cette réunion, Israël a demandé un repositionnement temporaire de la FINUL. Son ambassadeur à l’ONU, Danny Danon, affirme que le Hezbollah est profondément implanté dans le sud du Liban et qu’il place ses armes et ses centres de commandement à proximité des positions de la mission, selon « une stratégie délibérée ». Il a également attribué au Hezbollah la responsabilité des morts parmi les Casques bleus. Les conclusions de l’enquête onusienne indiquent toutefois que le projectile ayant tué le soldat indonésien provenait d’un char Merkava israélien. Danny Danon a par ailleurs nié toute responsabilité dans l’attaque du contingent franco-finlandais du 28 mars.
Malgré la trêve conclue le 8 avril 2026 entre les États-Unis et l’Iran, Israël affirme vouloir poursuivre ses opérations contre le Hezbollah. Le même jour, des tirs d’avertissement israéliens visent un convoi de Casques bleus italiens transportant du personnel de Shama vers Beyrouth. Aucun blessé n’est signalé.
Le 9 avril 2026, l’Ambassadeur indonésien à l’ONU, Umar Hadi, a condamné au nom de plus de soixante pays les « attaques persistantes » contre les Casques bleus et le « comportement agressif inacceptable » récemment observé à l’encontre de la FINUL. Deux jours plus tôt, Stéphane Dujarric rappelait que « les attaques contre les Casques bleus des Nations unies peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international » et que « l’inviolabilité des installations des Nations unies doit être respectée ».
Rédaction : Mathis POUJOL, assistant de recherche au GRIP et à l’Observatoire Boutros-Ghali (OBG).
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