Retrouvez dans cette rubrique un lien et un bref résumé des articles de référence plus récents publiés par des experts et des académiciens sur les enjeux des opérations de maintien de la paix de l’ONU.

 

 

 

 

 

 

ONU et questions institutionnelles

  • Sarah Cliffe et Alexandra Novosseloff, "Restructuring the UN Secretariat to strengthen preventative diplomacy and peace operation", International on Center Cooperation, février 2017, New York. Au cours des deux années écoulées, trois audits distincts ont souligné les faiblesses de l’Architecture de paix et sécurité des Nations unies – notamment la fragmentation de cette architecture et l’éparpillement des compétences et prérogatives, minant la cohérence de son action. Si nombre de ces manquements peuvent être imputés à la transformation de la nature des conflits, certaines faiblesses observées sont liées à des obstacles managériaux et structurels. Dans leur rapport pour le Center on International Cooperation, Sarah Cliffe et Alexandra Novosseloff suggèrent que la prise de fonction d’un nouveau Secrétaire général favorable à une réforme du pilier « paix et sécurité » des Nations unies, constitue un momentum que les États membres devraient saisir. Ce rapport offre des pistes de réflexion intéressantes pour une réforme du siège des Nations unies, identifié comme source de compétition des prérogatives et de chevauchement des compétences, diminuant l’impact des actions de l’architecture de paix et sécurité de l’ONU.
  • Walter Dorn, "Smart Peacekeeping: Toward Tech-Enabled UN Operations", International Peace Institute – Proving for Peacekeeping n°13, juillet 2016, p. 36. Comment maximiser les perspectives offertes par la révolution technologique, dans le cadre des opérations de maintien de la paix ? Dans un rapport de l’International Peace Institute, Walter Dorn propose un cadre dynamique pour maximiser l’impact des différents acteurs impliqués dans la programmation et la mise en œuvre des opérations, rassemblant les capacités programmatiques des agences onusiennes et les capacités contributives des États membres contributeurs.
  • Drapeau français Ronald Hatto, ‘’Le maintien de la paix – L’ONU en action’’, ed. Armand Colin, 2015, Paris.  Dans un premier temps, Ronald Hatto trace dans cet ouvrage une rétrospective des missions de maintien de la paix de l’ONU, pour ensuite se plonger dans les rouages onusiens relatifs à leur fonctionnement. Malgré les limites des OMP, Hatto veut démontrer l’utilité de cet outil. Aussi, l'auteur présente son livre comme "un voyage à travers l'ONU en action". La perspective offerte par l’auteur est particulièrement intéressante, dans la mesure où Hatto a servi comme Casque Bleu dans les Forces armées canadiennes déployées à Chypre, avant d’entamer sa carrière académique.
  • Richard Gowan, ‘’The Security Council and Troop Contributing Countries’’, DGRIS (Étude financée par le ministère de la Défense français), janvier 2015. Dans cette étude en anglais, l’auteur analyse la relation tumultueuse entre le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU), et en particulier ses cinq membres permanents, et les pays contributeurs de troupes des OMP. Gowan constate que, de fait, ces derniers possèdent, eux aussi, une sorte de droit de véto. Si les membres permanents du CSNU ont un rôle déterminant dans la prise de décision, ils fournissent pourtant peu de soldats aux OMP. Aussi, sans le consentement des principaux pays contributeurs (Inde, Pakistan, Bangladesh, Ethiopie, Rwanda …), tout déploiement d’une mission s’avère difficile, voire impossible. A la lumière de ce constat, l’auteur considère que la collaboration entre les pays contributeurs de troupes et le CSNU est un facteur capital pour le succès des OMP. Il s’attache donc à en examiner les contours et les limites.

Financement

  • Drapeau français Michel Liégeois, Céline Verheugen et Lorène Delhoume, ‘’ONU : la révision des remboursements forfaitaires aux Etats contributeurs’’, Dossier du ROP, 18 juin 2015. Les opérations de maintien de la paix représentent un budget de près de 9 milliards de US$ et sont financées par les contributions obligatoires des 193 Etats-membres de l’ONU. Un système de quote-part permet de calculer la contribution de tous les Etat-membres. Le budget ainsi alimenté permet de financer les opérations de maintien de la paix en dédommageant les pays contributeurs de troupes. À l’issue de la résolution A/RES/68/281 de l’Assemblée générale du 30 juin 2014, le système de forfait a été modifié. Cet article analyse cette évolution, qui a permis d’augmenter les taux de remboursement aux pays fournisseurs de contingents, tout en rendant le processus plus transparent. Cette augmentation aura été toutefois le produit d’une difficile négociation entre les Etats fournisseurs et les pays contributeurs financiers (qui financent mais ne fournissent pas ou peu de contingent).

Génération de force

  • Drapeau français Ministère de la Défense français (DGRIS), ‘’Guide de la génération de force’’, octobre 2016. Ce guide, rédigé par le ministère de la Défense français, est destiné aux États candidats à une contribution militaire ou policière aux Opérations de maintien de la paix (OMP) des Nations unies. Il leur détaille la procédure de génération de force de l’Organisation des Nations unies (ONU). En amont, la préparation du personnel est à charge de l’État contributeur mais peut être assistée par l’ONU. L’État doit ensuite soumettre son offre de contribution en personnel à la sélection de l’United Nations Peacekeeping Capability Readiness System (UNPCR). Ce dispositif d’enregistrement des offres de contribution compte trois étapes menant au déploiement – voire quatre dans le cas du déploiement rapide : (1) l’offre de contribution, (2) le dépôt d’un projet de Mémorandum d’Entente (MoU), (3) la négociation du MoU, et, dans le cas d’un engagement au déploiement rapide, (4) l’engagement à déployer l’unité sous un certain nombre de jours. En début de planification d’une OMP, l’ONU met en place des évaluations de l’environnement et des options stratégiques en vue de d’établissement du Concept de Mission (sa stratégie globale) et d’une première liste de contributeurs potentiels. Les projets d’expression de besoin (SUR - les caractéristiques nécessaires de l’unité) et de concept d’opération (CONOPS - l’utilisation qui sera faite de l’unité) peuvent être transmis aux États. Une fois la résolution votée, le Concept de Mission est finalisé, et le CONOPS, le SUR et les règles d’engagement sont publiés officiellement. Le Secrétaire général adjoint aux OMP sélectionne alors les unités (en priorité celles qui sont au plus haut niveau dans l’UNPCR). Enfin, l’activation de l’offre est signifiée à l’État avant le déploiement de son unité.

Participation francophone

  • Drapeau français Michel Liégeois et David Morin (sous la direction de), "Guide du maintien de la paix (2012) - Espaces francophones et opérations de paix ", Athéna éditions, 2013. Dans ce numéro spécial constituant l’édition 2012 du « Guide du maintien de la paix », le collectif d’auteurs s’interroge sur la spécificité des OMP dans les espaces francophones. Morin, Théoux-Bénoni et Zahar analysent la francophonisation du maintien de la paix en lien avec l’augmentation exponentielle du nombre de Casques bleus dans les pays francophones. Ramel examine les instruments et les institutions de l’OIF et leur articulation avec celles de l’ONU. Liégeois s’attache à l’évolution du maintien de la paix de la Belgique en zone francophone tandis que Koepf présente les problèmes des opérations de paix sous l’égide de la France en Afrique francophone. Besancenot décrit la difficile émergence d’une pratique hexagonale de la réforme du secteur de la sécurité. Nous trouvons ensuite deux études de cas : celle de Simonen sur l’analyse de la justification de l’intervention du gouvernement français en Côte d’Ivoire et la mission de l’ONU en Haïti vue dans une perspective postcoloniale (Moreno, Vianna Braya et Siman Gomes). L’ouvrage se termine par les traditionnelles « fiches » documentaires. 
  • Drapeau français Justin Massie et David Morin, "Francophonie et opérations de paix. Vers une appropriation géoculturelle", Etudes internationales, Volume 42, Numéro 3, 2011, p. 313–336. L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) s’écarte-t-elle de sa vocation originelle? Cet article s’interroge d’abord sur la finalité et les objectifs de la Francophonie. Alors que les uns estiment que l’OIF est un vecteur de domination hégémonique, d’autres jugent qu’elle représente un véritable acteur politique international anti-hégémonique qui possède une valeur ajoutée propre en matière de paix et de sécurité. La Francophonie s’avère cependant davantage une institution fondée sur le principe d’appropriation géopolitique d’un espace géoculturel distinct. Dans cette perspective, l’article retrace la prise en charge croissante par l’OIF de ce rôle distinct et nécessaire en matière de sécurité internationale et cerne sa valeur géoculturelle ajoutée.

Afrique et sous-régions

  • Drapeau français Xenia Avezov, Jaïr Van Der Lijn et Timo Smit, "Directions africaines. Vers un partenariat équitable dans les opérations de paix", Stockholm International Peace Research Institute, 2017. Cette étude du SIPRI et de la Fondation Friedrich-Ebert (FFE) est consacrée à la nouvelle géopolitique des opérations de paix. Ce rapport, largement basé sur six réunions de dialogue avec des participants de différentes régions d’Afrique, examine les perceptions d’avenir des opérations de paix sur le continent. Le rapport souligne la nécessité d’améliorer la collaboration entre les acteurs africains et les acteurs externes et de renforcer leur compréhension mutuelle. L’importance des actions en faveur de la prévention des conflits, du développement économique et de la bonne gouvernance est mise en exergue. Pour ce qui concerne plus spécifiquement les opérations de paix, les auteurs estiment qu'il faudra porter une attention croissante aux défis majeurs non traditionnels de sécurité (par ex. le crime organisé et le terrorisme), renforcer l’aspect multidimensionnel et civil, et se déployer plus souvent avec des mandats transnationaux ou régionaux.
  • Annette Leijenaar et Gustavo De Carvalho, "Can funding uncertainty improve peacekeeping in Africa?", Institute for Security Studies, 28 avril 2017. Selon un article de l’Institute for Security Studies (ISS), les États-Unis pourraient réduire de 40 % leur contribution financière aux opérations de maintien de la paix des Nations unies et de 30 % leur aide étrangère globale. Ce pays étant un financeur important de l’ONU et de l’Union africaine (UA), cette décision risque d’avoir de grandes conséquences pour les deux organisations. Toutefois, l’ISS considère que l’incertitude quant aux financements américains pourrait se transformer pour l’UA en une opportunité de réforme de l’orientation stratégique de ses missions afin de les rendre plus efficaces. Un résumé complet de l'article a été publié dans la Lettre d'information de mai 2017 de cet Observatoire.
  • Paul D. Williams, "UN Support to Regional Peace Operations: Lessons from UNSOA", International Peace Institute, février 2017, New York. Le rapport de l’International Peace Institute dresse le bilan de sept ans d’activités du Bureau d’appui de l’ONU pour la Mission de l’Union africaine en Somalie. Autorisé en 2009, l’UNSOA représente une nouvelle modalité d’action dans le domaine du maintien de la paix, étant la première mission chargée d’épauler une opération de paix menée par une organisation régionale – l’Union africaine. À l’heure du renforcement de la coopération entre l’UA et l’ONU, et de la multiplication des opérations de paix mixtes, le rapport de l’IPI souligne les forces et les faiblesses des partenariats opérationnels entres les deux organisations. 
  • Peter Arthur, "Promoting Security in Africa through Regional Economic Communities (RECs) and the African Union’s African Peace and Security Architecture (APSA)", Insight on Africa, vol. 9(1), 2017, pp. 1-21. En dépit des progrès des Communautés économiques régionales (CER) et de l’Union Africaine (UA) en matière de sécurité, de nombreux obstacles persistent. Au-delà des facteurs financiers, dont la rareté contribue à l’avancement de l’agenda sécuritaire africain, les conflits d’intérêts, le manque de coordination, et l’absence de ressources humaines et logistiques, amoindrissent les capacités des CER et de l’UA dans le domaine du maintien de la paix. Pour mener à bien leurs objectifs et mandats, le renforcement de capacité de ces organisations ne pourrait se passer d’une véritable volonté politique et d’un engagement pérenne.
  • Adriana Lins de Albuquerque, "The African Peace and Security Architecture (APSA)– Discussing the Remaining Challenges", Swedish Defence Research Agency, octobre 2016, p. 42. Se penchant sur la situation de l’architecture africaine de sécurité, Adriana Lins de Albuquerque interroge l’agencement des principales composantes de l’UA compétentes en la matière, et souligne les faiblesses structurelles des capacités de l’organisation en la matière, en particulier la dépendance aux financements extérieurs. Dans son rapport du Swedish Defence Research Agency, la chercheuse suggère un renforcement de capacités de l’organisation, pour rendre plus efficientes la Force africaine en attente (FAA), ainsi que la Capacité africaine de réponses immédiates aux crises (CARIC).
  • Drapeau français Revue de Défense Nationale, "Des Afriques – Gestion des crises et résolution des conflits en Afrique sub-saharienne", été 2016, n.° 792, Paris. Ce numéro de la RDN est entièrement dédié à la gestion des crises en Afrique sub-saharienne. Plusieurs articles s’adressent en particulier aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Dans l’un d’entre eux, Alexandra Novosseloff fait un état des lieux de l’engagement onusien en la matière. Un autre article, rédigé par Parfait Onanga-Anyanga, se concentre sur la MINUSCA (République centrafricaine) et son nouveau rôle dans un contexte qualifié de « post-transition ». Maxime Ricard trace quant à lui un bilan globalement positif de l’ONUCI en Côte d’Ivoire, en soulevant toutefois certaines interrogations sur l’impact de long terme de cette mission. Enfin, signalons un article de Thierry Tardy sur la coopération entre l’Union africaine et l’Union africaine sur la gestion des crises.
  • Drapeau français Michel Luntumbue, ‘’APSA : contours et défis d’une Afrique de la défense’’, Note d’Analyse du GRIP, 15 janvier 2014, Bruxelles. Depuis sa création en 2002, l’Union africaine affirme sa volonté d’assumer davantage de responsabilités en matière de prévention, de résolution des conflits et de maintien de la paix. Les crises survenues sur le continent, au cours de la décennie, ont cependant donné lieu à des réponses contrastées, suscitant parfois des doutes quant à ses capacités à répondre aux crises africaines, sans soutiens extérieurs. Au regard des évolutions récentes et des mutations des contextes sécuritaires, le jugement est sans doute à nuancer, et appelle à une remise en perspective des défis touchant à l’opérationnalisation de l’APSA : l’architecture africaine de paix et de sécurité. Certaines crises africaines, constituent par ailleurs des menaces à l’échelle mondiale et requièrent des réponses internationales. Aussi, l’enjeu dépasse de loin la seule question de l’appropriation africaine de ces crises et porte davantage sur la coordination la plus adéquate des moyens et acteurs pertinents aux niveaux national, sous-régional, continental et international.

RDC

  • Judith Verweijen,  "Strange Battlefield Fellows: The Diagonal Interoperability Between Blue Helmets and the Congolese Army", International Peacekeeping, vol. 24(2) 2017, p. 1-25. Dans son article paru dans la revue scientifique International Peacekeeping, Judith Verweijen se penche sur les interactions entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les soldats de la MONUSCO – une interaction qu’elle désigne sous le terme d’«interopérabilité diagonale». S’appuyant sur une étude de terrain menée entre 2010 et 2014, Verweijen estime que ces relations sont influencées par des perceptions mutuelles négatives et des intérêts divergents. Un résumé complet de l'article a été publié dans la Lettre d'information d'avril 2017 de cet Observatoire.

Genre

  • Security Council Report, "Women, Peace and Security: Closing the Security Council’s Implementation Gap", Research Report 2017 n°2, 24 février 2017, New York. Security Council Report publie son cinquième rapport mensuel sur le thème de la sexospécificité en matière de paix et de sécurité et souligne les progrès notables engrangés par le Conseil de sécurité, notamment par la création du Groupe informel d’experts chargé de la question des femmes et de la paix et de la sécurité.  Le centre de recherche spécialisé sur les activités du Conseil de sécurité de l’ONU fait état des avancements réalisés au cours de l’année 2016 en la matière. Un résumé complet de l'article a été publié dans la Lettre d'information d'avril 2017 de cet Observatoire.
  • Ann-Kathrin Kreft, "The gender mainstreaming gap: Security Council resolution 1325 and UN peacekeeping mandates", International Peacekeeping, vol. 24(1), 2017, pp. 132-158. L’article d’Ann-Kathrin Kreft porte sur la résolution 1325 du Conseil de Sécurité (inégalité de genre) et les mandats de maintien de la paix des Nations unies. Ann-Kathrin Kreft s’appuie sur les données issues de 71 missions de maintien de la paix, entre 1948 et 2014. Ces données montrent que la participation des femmes aux OMP n’a été significative que dans des théâtres d’opérations marqués par une prévalence des viols et autres violences sexuelles.
  • Drapeau français Ximena Jimenez, "Perspectives de genre dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies", Institut de formation aux opérations de paix, 2012. Ce document de plus de 200 pages est un recueil de leçons adressé par le professeur Ximena Jimenez aux personnes intervenant dans les zones de conflit (personnel militaire et civil). Composé de 7 leçons (chacune correspondant à un chapitre), le cours décrit dans un premier temps les problèmes liés à l'égalité entre les sexes dans les conflits armés contemporains, en mettant en contexte l'évolution des relations entre les sexes au sein de l'histoire. Ximena Jimenez se concentre ensuite sur les questions conceptuelles et opérationnelles liées à l’intégration des problématiques de genre au sein des opérations de maintien de la paix multidimensionnelles. Elle met l'accent sur la nécessité des femmes à jouer un rôle stratégique à tous les niveaux du processus décisionnel.

Europe

  • Thierry Tardy, "France: the unlikely return to UN peacekeeping", International Peacekeeping, vol. 24(1), 2017, pp. 610-629. La France reste éminemment engagée dans la formulation, la programmation et le suivi des missions de maintien de la paix. Cependant, depuis les années 1990, les troupes françaises ont déserté les contingents des OMP, et leur participation a été réduite à portion congrue. Dans son article paru dans la revue International Peacekeeping Thierry Tardy se penche sur le poids relatif de la France dans le système de maintien de la paix des Nations unies, interroge les spécificités de l’apport français aux efforts de consolidation de la paix, et pose les bases d’une réflexion sur le retour des troupes françaises au sein des OMP.

Amérique

  • Walter Dorn et Joshua Libben, "Unprepared for Peace? The Decline of Canadian Peacekeeping Training (and What to Do About It)", Canadian Centre for Policy Alternatives, février 2016, p. 72. Depuis le désengagement du Canada des opérations de paix dans le cadre des Nations unies, il y a plus d’une décennie, la complexité, l’envergure et les exigences des missions de maintien de la paix ont accrues drastiquement. Alors que le Canada devrait dévoiler dans les mois à venir sa nouvelle stratégie en matière de maintien de la paix, et annoncer le retour de ses troupes dans les opérations de paix, l’étude du Canadian Centre for Policy Alternatives souligne la nécessité de l’appropriation des nouvelles exigences des OMP par les forces canadiennes. Walter Dorn et Joshua Libben y font un état des lieux exhaustif de la formation des contingents canadiens aux compétences requises pour la participation aux opérations de la paix. Dans un deuxième temps, les auteurs suggèrent de réformes pour améliorer l’aptitude des forces canadiennes à répondre aux défis des opérations de maintien de la paix.

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