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Coup d’état au Niger : vers une intervention militaire de la Cédéao ?

Le 26 juillet dernier, le président élu du Niger en 2021 Mohamed Bazoum a été renversé par un coup d’état militaire mené par le général Abdourahamane Tiani, depuis auto-proclamé chef de l’État. Suite à cela, de nombreuses voix se sont élevées au sein de la communauté internationale pour réclamer le retour de Bazoum au pouvoir ainsi que le rétablissement de l’ordre constitutionnel.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a rapidement agi en ce sens, par des sanctions financières notamment et l’envoi d’une délégation à Niamey sans succès. Le 30 juillet la Cédéao  s’était réunie et avait parlé d’un recours à la force avec un ultimatum de sept jours pour rétablir le président Bazoum au pouvoir. Cet ultimatum a expiré le 6 août.

Entre temps, certains pays ont exprimé leur soutien au nouveau pouvoir nigérien, le Mali et le Burkina Faso, qui ont précisé qu’une intervention militaire de la Cédéao serait perçue comme une attaque contre eux. Ils ont ainsi envoyé un courrier conjoint le 8 août au Conseil de sécurité des Nations unies pour réaffirmer leur ferme opposition à toute tentative d’intervention militaire de la Cédéao au Niger. Ils soulignent dans ce courrier leur « attachement à la recherche de solutions par les voies exclusives de la diplomatie et de la négociation, seules à même de garantir la paix et la stabilité du Niger et de la région ».

Le 10 août, la Cédéao s’est de nouveau réunie à Abuja, sous la présidence de Bola Tinubu, le président récemment élu du Nigéria, afin de trouver une solution à la situation du Niger, alors que les militaires au pouvoir venaient de nommer leur gouvernement. À l’issue de ce sommet, l’organisation a ordonné l’activation immédiate de sa force d’intervention en attente afin de restaurer l’ordre démocratique au Niger, tout en soutenant que l’option privilégiée restait une résolution pacifique de la situation. Les autres mesures de sanctions ont été maintenues et seront surement renforcées à l’avenir. Dès le 11 août, l’Union africaine a publié un communiqué dans lequel elle « exprime son ferme soutien aux décisions de la Cédéao ».

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