15 avril 2024
AccueilBreveLe chef de la division droits de l’homme de la MINUSMA déclaré...

Le chef de la division droits de l’homme de la MINUSMA déclaré « persona non-grata » au Mali

Le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a décidé le 5 février 2023 d’expulser un haut-cadre de la mission de la MINUSMA.

Guillaume Ngefa-Atondoko Andali, un congolais qui assure actuellement la direction de la division Droits de l’Homme de la mission onusienne, a été déclaré « persona non grata » par les autorités maliennes, qui lui ont donné 48 heures pour quitter le territoire national.

Selon la diplomatie malienne, « cette mesure fait suite aux agissements déstabilisateurs et subversifs de Monsieur Andali, en violation flagrante des principes et obligations que doivent observer les fonctionnaires des Nations unies et tout diplomate accrédité au Mali, conformément aux conventions internationales pertinentes ».

Cette mesure serait avant tout une réponse malienne à l’intervention devant le Conseil de Sécurité de Mme Aminata Cheick Dicko, la vice-présidente de l’observatoire Kisal, une organisation qui documente les atteintes aux droits humains dans le centre du Mali. Elle avait, lors de sa présentation, dénoncé les violences commises par les nouveaux partenaires russes du gouvernement. Bamako a estimé que monsieur Andali a sélectionné « des usurpateurs s’arrogeant le titre de représentant de la société civile malienne, en ignorant les autorités et les institutions nationales », une dérive devenue encore plus « manifeste » lors de la dernière réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Mali.

La MINUSMA a, dans un communiqué, pris note de cette décision. Le Secrétariat des Nations unies a quant à lui pointé du doigt une décision profondément regrettable, soulignant l’importance de  protéger les droits de l’homme et notamment la liberté d’expression, « indispensable au fonctionnement d’une société démocratique ». Le Secrétariat rappelle également que la doctrine de la « persona non grata » n’est pas applicable au personnel des Nations Unies et est contraire au cadre juridique applicable aux Nations Unies, y compris en ce qui concerne les obligations découlant de la Charte des Nations Unies et celles concernant les privilèges et immunités de l’ONU et son personnel.

En juillet 2022, c’est un autre représentant de la MINUSMA, le porte-parole Olivier Salgado, qui avait été expulsé suite à des tensions entre la mission et les autorités maliennes.

Plus de publications
- Advertisement -Observatoire

Dernières brèves

Infographie et entretien vidéo sur l’action de l’Union européenne en Afrique dans les domaines paix et sécurité

Le 29 janvier dernier, le Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité (GRIP), gestionnaire du projet Observatoire Boutros-Ghali, a publié...

La sergent-chef Renita Rismatanti a été récompensée pour son travail au sein de la MINUSCA, avec le prix de la femme police de l’année...

Le 16 novembre 2023, le Prix de la femme policière de l’année des Nations Unies a été décerné, pour la 13ème fois. Il a...

La prochaine Conférence ministérielle sur le maintien de la paix se tiendra au Ghana

Annoncée le 22 septembre 2023 à l’occasion de l’Assemblée générale des Nation unies, par  la ministre ghanéenne des Affaires étrangères et de l'Intégration régionale,...