Allard Duursma (Oxford) revient sur le maintien de la paix « de tous les jours » en République centrafricaine. Son analyse est issue d’une étude de terrain et des entretiens réalisés dans la préfecture de Ouham, au Nord-Ouest du pays. L’auteur souhaite initier une réflexion sur la médiation pacifique et encourager les efforts entrepris par l’ONU en faveur des discussions intercommunautaires : « Contrairement aux affirmations selon lesquelles l’ONU s’adresse principalement aux élites dans la capitale pour faire la paix, plusieurs rapports et études récents montrent que les soldats de la paix de l’ONU sont de plus en plus impliqués dans les processus de paix locaux visant à résoudre les conflits armés non étatiques ». À l’occasion d’entretiens réalisés auprès des communautés locales, le personnel onusien et les autorités gouvernementales, l’auteur rapporte que les propos recueillis soulignent l’impact positif de l’implication des Nations unies dans les processus de paix locaux. Notamment, le préfet de Ouham a déclaré que l’implication de la MINUSCA avait été utile en termes d’organisation logistique et de garantie sécuritaire des participants aux processus locaux. L’auteur ouvre également la voie à une recherche plus approfondie sur la meilleure façon de mettre en œuvre les Accords nationaux dans les communautés locales et sur le lien entre le rôle des Nations unies et les autorités locales.
Accueil Allard Duursma , « Everyday peacekeeping in the Central African Republic », Political violence at glance, avril 2020.







