Le 28 mars dernier, la présidence néerlandaise du Conseil de sécurité des Nations unies organisait un débat visant à améliorer l’efficacité des opérations de maintien de la paix des Nations unies.

À cette occasion, le Secrétaire général a formulé six demandes à l’attention des États membres. Ces demandes s’inscrivent dans un nouveau projet de réforme, plus large, appelé « Action pour le maintien de la paix » (A4P). Antonio Guterres a exprimé son désir de voir son projet aboutir à un accord formel en fin d’année 2018. Bien que cette nouvelle initiative ait été saluée par l’ensemble des États membres, elle n’en reste pas moins l’expression d’une doctrine spécifique des opérations de maintien de la paix cristallisant des divergences d’intérêts et de visions entre les États membres. Il est dès lors pertinent de s’interroger sur les perspectives de cette proposition de réforme.

L’ « Action pour le maintien de la paix » s’inscrit dans un processus de longue haleine qui, depuis plusieurs années, alterne la réflexion doctrinale et les réformes des activités de maintien de la paix conduites par l’ONU. Pour bien saisir la portée de l’initiative d’Antonio Guterres, il s’indique de revenir sur les principales étapes de ce processus et de comprendre le lien étroit qui le relie au contexte international. On pourra alors analyser à cet aune le contenu de l’ « Action pour le maintien de la paix » et évaluer les perspectives d’une issue positive.

Crédit photo : UN Photo/Loey Felipe

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